Le tournage : Optimisez chaque minute
Un tournage mal préparé se transforme rapidement en bourbier interminable. Chaque captation aura son lot d’imprévus, qu’ils soient techniques, sonores d’interprétations ou d’élocutions. Mais si un souci d’interprétation ou d’élocution peut se gérer rapidement, ce n’est pas généralement le cas pour les problèmes techniques ou sonores. Il est donc important d’optimiser chaque minute du tournage pour en profiter un maximum.
Arrivez en avance
Donnez-vous suffisamment de temps pour installer votre matériel, s’il n’a pas été installé la veille, et vous préparer avant l’arrivée de l’équipe et des acteurs. Une installation anticipée garantit un démarrage fluide et serein car vous aurez vérifié l’état de votre matériel au préalable. Même si tout n’est pas toujours sous notre contrôle, il sera toujours mieux de détecter les soucis avant d’entamer le tournage, quitte à le retarder au besoin.
Suivez votre script et storyboard
Le script et le storyboard sont des documents, des feuilles de route à destination de toute l'équipe du projet. Cependant, ils ne sont pas non plus des paroles évangiles. Ils ne sont que ce qu’ils sont, des éléments permettant de partager une vision claire du projet en cours pour un tout un groupe. Mais ne vous restreignez pas non plus ! Ces documents servent à garder le cap durant la traversée. Si quelque chose ne fonctionne pas une fois sur le tournage, adaptez-le. Le script et le storyboard sont là pour vous apporter un cadre et une vision générale, pas pour vous contraindre.
Soyez efficace sur les prises
Il est crucial de faire plusieurs prises de chaque scène (au minimum 2), mais ne vous attardez pas trop longtemps sur une seule. Passez rapidement à la suivante et revenez-y plus tard si nécessaire. S’attarder trop longtemps sur des détails peut être contreproductif. Avancez sur le reste du tournage et reprenez les détails une fois l’ensemble terminé. Vaut mieux un tournage terminé mais perfectible que des scènes parfaites mais un tournage inachevé.
Communiquez clairement
Donnez des instructions claires, concises et calmes à votre équipe et aux acteurs. Le tournage est un espace dans lequel les échanges doivent être fluides et chacun doit être ouvert aux suggestions ou remarques des autres. Ce n’est pas un lieu de débat ou d’argumentation, ce moment est réservé au réunion de pré-production. Une fois les caméras allumées, une seule chose compte : terminer l’ensemble des captations.
Faites des pauses régulières
Des pauses courtes et régulières permettent à tout le monde de se ressourcer et de rester concentré. Ne sous-estimez pas l’importance de ces moments de repos ! Ils permettent à tout le monde de rester concentré, de re-vérifier le matériel, les réglages, garder la même énergie. Si vous êtes devant la caméra, ne vous forcez pas si vous sentez que vous perdez en énergie. Si vous le sentez, la caméra le voit et donc le spectateur aussi !
Vérifiez votre mise au point avant chaque enregistrement
Cela doit devenir un tic bénéfique. Avant d’appuyer sur REC, re-vérifiez constamment votre mise au point. Même si votre sujet est censé être placé constamment au même endroit, prise après prise, de légers mouvements du corps ou un déplacement très subtil peuvent générer des mauvaises mises au point, d’autant plus sur des caméras précises et sensibles. Et il n’y a rien de pire que de se rendre compte qu’un plan est légèrement flou une fois le tournage terminé ! Peu importe vos efforts ou vos outils, la post-production ne pourra pas corriger ça de façon homogène avec le reste de vos prises. Pour vous assurer de la mise au point, n’hésitez pas à vous équiper d’un écran de retour si vous en avez la possibilité !
La Post-production : Ne vous laissez pas déborder
La post-production peut être longue et fastidieuse, mais voici quelques astuces pour rester efficace :
Dérushez et organisez vos fichiers
Une fois le tournage terminé, vient l’étape du dérushage. C’est-à-dire visionner l’intégralité de vos enregistrements et les découper en petit morceau prêt à l’emploi. On ne fait pas de montage pour le moment, on se contente juste d’organiser nos fichiers. À l’instar de la pré-production, déterminez une nomenclature comprise de toute votre équipe durant le dérushage. Nommez et classez vos fichiers de manière logique et cohérente. Cela facilitera le montage et vous fera gagner un temps précieux.
Réalisez un premier montage rapide
Assemblez les prises brutes dans l’ordre du script pour avoir une vision globale du résultat. Cette étape préliminaire vous aidera à identifier les ajustements nécessaires et à préparer le terrain pour les éventuelles infographies incrustées qui viendront se superposer. L’idée ici n’est pas de réfléchir directement au rendu final mais de poser les fondations de la vidéo.
Affinez le montage
Une fois votre assemblage terminé, vous allez pouvoir travailler sur les finitions. Si vous avez des infographies à intégrer ou du motion design à réaliser, c’est le moment. Dans l’ordre, traitez : la colorimétrie, le rythme, les infographies et motions designs, les transitions et enfin les effets sonores ou la bande son. Ce protocole n'est ni obligatoire ni immuable. Nous vous le recommandons uniquement car il suit une logique de production. La colorimétrie s’applique à toutes vos prises, sans égard du moindre découpage si toutes vos prises ont été réalisées avec la même caméra. Le rythme vous amène ensuite à ajuster l’ordre ou la durée de vos prises. Les infographies et les motions designs lui succèdent car ils possèdent leurs propres rythmes qui doivent se calquer sur celui de votre montage. Vous serez sûrement amené à modifier votre rythme initial pour que les deux se synchronisent convenablement. Vient ensuite les transitions, une fois que tous les éléments vidéos sont bien en place. Et on termine avec les effets sonores et la bande-son de façon générale car vous avez besoin de l’ensemble de vos éléments visuels pour vous assurer d’une bonne synchronisation sonore.
Déléguez certaines tâches
Même s’il est toujours enrichissant de monter en compétence soi-même au cours d’un projet, n’hésitez pas à faire appel à des professionnels ! Apprendre en faisant est la meilleure solution pour comprendre et intégrer des compétences. Cependant cela multipliera aisément votre temps de production par 2 ou 3. Certes coûteuse si vous passez par un prestataire, la délégation est souvent la clé pour avancer rapidement.
Les outils et logiciels : Des alliés indispensables
De nombreux outils et logiciels peuvent vous aider à gérer votre temps efficacement :
- Logiciels de Gestion de Projet : Trello, Asana, Monday.com – Parfaits pour suivre l’avancement de votre projet.
- Applications de Chronométrage : Toggl Track ou Clockify – Idéales pour mesurer le temps passé sur chaque tâche et identifier les points de blocage.
- Logiciels de Montage Vidéo : Adobe Premiere Pro , Final Cut Pro , DaVinci Resolve – offrent des fonctionnalités avancées pour un montage fluide mais peuvent vite se montrer un grand obstacle pour un public néophyte. Si vous débutez dans le montage, tournez-vous vers des alternatives comme Camtasia, CapCut, Filmora, Clipchamp, etc. Certaines sont payantes, d’autres sont payantes ou freemium, mais elles ont comme avantage d’être orienté autour de l’ergonomie plus que des fonctionnalités.
Conclusion
En appliquant tous ces conseils et en utilisant les bons outils, vous serez en mesure de gérer votre temps efficacement lors de la production de vidéos et de mener à bien vos projets avec succès. N’oubliez pas que la clé est la planification et l’organisation !
